Cultiver la pensée positive et découvrir ses bienfaits

Stratégie 2

Après avoir fixé vos objectifs, on passe maintenant à la deuxième stratégie : cultiver la pensée positive. Vous verrez ici comment faire pour découvrir tous ses bienfaits.

Cultiver la pensée positive est une manière de vivre

Certains diront : « Ouais, la pensée positive… vous voulez dire la pensée magique. C’est du vent tout ça!» Mais non, pas du tout! Les bienfaits de la pensée positive sont nombreux!

Au lieu de toujours être défaitiste, de toujours contempler le pire, de penser que la fin du monde est pour demain et que votre rêve ne se réalisera pas, pourquoi ne pas regarder plutôt ce qui vous rend si pessimiste? En prenant conscience de vos pensées, vous constaterez que vous-même mettez un frein à la réalisation de votre rêve. Apprenez à les attraper au vol et à vous demandez : « Et si je pensais autrement? »

Voilà où réside votre pouvoir : transformer vos pensées pour transformer votre vie.

Pourquoi est-ce si important d’être positif ?

  1. Pour créer votre chance et ouvrir devant vous les portes du succès;
  2. Pour être plus heureux et faciliter le sourire sur vos lèvres;
  3. Pour améliorer vos chances d’avoir du succès dans vos projets;
  4. Pour améliorer vos relations avec les autres.

Pourquoi sommes-nous trop souvent négatifs ?

  1. Parce qu’il est plus facile de demeurer dans notre zone de confort que de prendre des risques;
  2. Parce qu’il est parfois plus facile, pour bien des raisons, de pointer du doigt les autres (ou la vie en général) pour nos difficultés;
  3. Parce qu’on ne saisit pas toujours les bienfaits de la pensée positive ;
  4. Parce que nous éprouvons de la difficulté à combattre une certaine paresse.

Savez-vous que, selon des études scientifiques,  plus de 300 pensées défilent dans notre tête chaque minute ?

Imaginez une personne dont 80% des pensées quotidiennes sont négatives. Comment croire que cela n’influence pas négativement sa vie? Qu’éventuellement, un tel flot de pensées négatives, de mots ou d’images mentales ne nuit pas à son bonheur? Que ce genre de pensées ne la rende pas plus malheureuse qu’elle l’est (si elle l’est vraiment, on s’entend)?

« Je suis positif, ici et maintenant! » « Je suis positive ici et maintenant! »

Pourquoi ne pas prendre cette devise et la pratiquer dans votre propre quotidien ? Elle ne peut vous faire de tort!

Combattre les pièges mentaux

Les pièges mentaux sont nos auto-saboteurs. Ils peuvent nuire aux plus grands rêves d’une personne, d’où l’importance de bien observer les pensées qui s’invitent continuellement dans notre tête. Nous sommes des êtres très doués pour s’en laisser accroire et pour faire des idées sur un sujet donné, sur des propos, sur des rêves, sans vraiment vérifier leurs fondements. Souvent, les pièges mentaux sont une réponse à la peur. Il peut s’agir de la peur du succès ou de l’échec. Ce peut même être le doute qui se glisse dans la pensée pour que la confiance s’écrase sur le plancher et se relève difficilement.

Évitez à tout prix les pensées ambiguës

  1. Je vais essayer
  2. Je vais peut-être y arriver
  3. Je ne suis pas capable
  4. Je n’aime pas ça

Avec de telles pensées et de tels conditionnements négatifs, vous n’arriverez certainement pas à des résultats concrets. Un gros fumeur qui s’inquiète pour sa santé ne réussira certainement pas à écraser sa cigarette en se disant : « Bon, je vais ESSAYER d’arrêter de fumer !»

Il ne faut pas essayer, il faut le FAIRE !

Faisons un jeu. Essayez de prendre une pièce d’un dollar sur la table. Attention, je n’ai pas dit de la prendre. J’ai dit d’essayer de la prendre.

Quand nous sommes toujours en mode «essayer», nous n’avançons ni n’allons très loin.

Préférez-vous être entouré de gens qui disent à répétition qu’ils vont essayer de mener à terme tel projets, ou bien côtoyez-vous des gens qui passent à l’action pour vivre leur succès? 

Prenez le temps de penser à eux. Qui sont-ils? Lesquels sont les plus inspirants? Qui sont les plus motivants et agréables à côtoyer?

Le plus important est de cultiver la pensée positive en tout temps, même lorsque les difficultés et les obstacles se présentent durant votre périple vers votre but. Répétez-vous que vous êtes capable, doué, courageux, tenace. Soyez positifs! Croyez en vous! Souriez!

Comment cultiver la pensée positive au quotidien

Personnellement, je m’efforce depuis plusieurs années de cultiver la pensée positive. Presque tous les matins, je lis le même message positif. Je crois profondément que ce rituel m’aide à commencer la journée avec le sourire et à être plus détendu pour rencontrer tout ce qui se présentera sur mon chemin.

« Aujourd’hui sera une superbe journée! Je vais la vivre pleinement, avec énergie et passion. Je m’engage à être actif et à m’investir à fond dans toutes mes activités et tous mes projets. J’ai une attitude positive. Je suis heureux et je suis souriant. »

Très souvent, après avoir récité cette affirmation, j’éclate de rire, le coeur gonflé de bonheur. Je sais que ma journée sera belle, douce et heureuse, que je saurai rencontrer les obstacles différemment.

Peut-être que je soulève des doutes chez certains d’entre vous. Pourtant, vous pouvez me croire, de petits rituels comme celui-là nous aident assurément à être plus positifs et plus heureux dans notre vie.

Si vous êtes incapable de vous approprier mon affirmation, osez en établir une qui corresponde à votre personnalité et à votre désir. Rappelez-vous qu’elle ne doit pas traîner dans le fond du tiroir. Prenez l’habitude de la réciter tous les jours, tout comme vous vous brossez les dents chaque matin. Les bénéfices viendront immanquablement et plus rapidement que vous le pensez.

En commençant votre journée avec un beau sourire et une attitude positive, vous mettez toutes les chances de votre côté. Un sourire, c’est contagieux. Ça nourrit l’être profond, ça égaye vos proches et ça rapproche les êtres.

Rappelez-vous souvent ce magnifique proverbe :

« Si une personne ne te sourit pas, sois généreux et offre-lui ton sourire. Personne n’a plus besoin d’un sourire que celui qui n’est pas capable de sourire aux autres. »

Pourquoi ne pas être ce rayon de lumière dans votre propre vie et celle des autres ? Il ne s’agit pas d’une directive, mais d’une proposition pour une vie plus épanouie. Qu’en pensez-vous ?

Avoir droit au succès

Parfois, devant le succès d’une personne on entend dire : « Bah! Il est chanceux! Elle est chanceuse! » Je dirais plutôt que les gens positifs créent leur chance, cultivent leur succès, méritent leur réussite et jouissent de l’abondance à tous les points de vue – pas seulement financier. Ils osent s’aventurer dans des sentiers moins fréquentés et donner vie à leurs rêves. Comme disait Benjamin Franklin :

« Il y a bien des manières de ne pas réussir,
mais la plus sûre est de ne jamais prendre le risque. »

À l’inverse, la personne qui a une attitude négative est bien souvent l’instigatrice de son propre malheur. Elle doit prendre conscience qu’elle est la première responsable de ses échecs – évidemment, en tenant compte des circonstances atténuantes autour d’elle. Malgré tout, elle a toujours le potentiel de se relever en tout temps, de retrousser ses manches et de repartir sur le sentier de la victoire. Tout cela grâce à un beau sourire. En adoptant une attitude positive, vous attirez les gens vers vous, ainsi que les occasions favorables. Soyez-en convaincus !

Ne vous contentez plus de dire « Je vais essayer », « Je vais faire mon possible », « J’ai peur de ne pas réussir ». Prenez plutôt l’habitude de dire « Je vais réussir », « J’ai tout ce qu’il faut pour relever ce défi », « Je vais réaliser ce projet! », « Je suis capable! ».

Cette manière de se prononcer peut paraître banale, mais c’est bien souvent ce qui fait la différence entre ceux qui atteignent le succès et les autres qui échouent à donner vie à leurs rêves.

Ça arrive, dans la vie comme dans l’armée

Voici une histoire qui m’a été relatée par un militaire à Chypre. Elle illustre très bien les dilemmes et les « problèmes cruciaux » auxquels sont confrontés les soldats sur le terrain, surtout en situation de guerre.

Un commandant de patrouille menant ses troupes sur une route arrive à une jonction. Devant lui, la route se sépare sur deux kilomètres avant de s’unir à nouveau. Il doit évaluer, au meilleur de son jugement, le chemin le plus sécuritaire à emprunter. Ce chef est formé pour prendre des décisions rapides avec un coefficient d’erreur devant avoisiner le zéro – pour le bien-être de sa troupe. Il sait qu’il se trouve dans une zone où des mines sont susceptibles d’avoir été dispersées.

Le commandant prend donc le temps d’observer sa carte topographique, d’observer l’horizon, de se concentrer. Il cherche à détecter des indices qui le guideront vers la meilleure décision, la moins dommageable pour son équipe.

Du côté droit, la route est un peu plus courte et serpente entre deux grosses montagnes. Passé les montagnes, se trouve ensuite un petit pont. Le commandant de patrouille se méfie, estimant qu’il s’agit d’un secteur idéal pour une attaque en embuscade. Du côté gauche, la route passe à travers un champ dégagé et offre une bonne vision dans un rayon d’environs 400 mètres, ce qui augure bien.

Le commandant doit prendre une décision. Bien qu’il craigne la seconde option – celle de gauche –, il la choisit et y engage ses troupes après avoir demandé à un véhicule blindé léger (VBL) d’ouvrir le convoi à 100 m devant.

Le conducteur du VBL esquisse un signe de la main et prend la tête du convoi. Moins d’un kilomètre plus loin, le véhicule roule sur une mine et explose. Le conducteur est grièvement blessé. La panique gagne tout le monde. Des militaires se précipitent au secours du conducteur dont l’état inspire de profondes inquiétudes. Il doit être évacué en hélicoptère dans les plus brefs délais. Sa vie est en jeu et chaque minute compte.

Le commandant qui a pris la décision d’engager le convoi sur la route de gauche est dévasté. Il s’en veut et se sent terriblement responsable de la tragique situation.

Dans les jours suivant l’événement, le sentiment de culpabilité du chef de troupe se met à grandir et atteint des proportions inquiétantes. Son sommeil est de plus en plus affecté; s’éveillant en sursaut par de sinistres cauchemars. Il s’en veut terriblement et affirme spontanément qu’il ne se pardonnera jamais d’avoir pris la mauvaise décision.

Le piège des perceptions

Même si le major de compagnie s’obstine à lui répéter que dans cette situation, tous ses comparses auraient sans doute pris la même décision, rien ne l’incite à changer sa pensée dominante. Le commandant reste prisonnier de ses mauvaises perceptions et continue à se sentir responsable du drame. Son sentiment de culpabilité est tel qu’il demande à ses supérieurs d’être relevé de ses fonctions.

Deux jours après la tragédie, lorsque les ingénieurs démineurs reviennent au camp – après avoir analysé et inspecté les deux portions de la route –, la preuve conclut à une décision très sage et visionnaire du commandant de patrouille.

Sur la portion gauche de la route, celle empruntée par le convoi, les démineurs n’ont trouvé aucune autre mine, sinon les débris de celle ayant explosé ce jour-là.

Sur la portion de la route de droite, ils ont découvert, enfouie dans le sol, entre les deux montagnes, une mine deux fois plus puissante que celle sur laquelle a explosé le VBL. De plus, deux autres mines plus petites ont été décelées en bordure de la route, tout à côté de la plus grosse.

Dans le rapport qu’ils livrent au major de compagnie, les ingénieurs sont formels : la décision du commandant de patrouille a permis d’éviter le pire. Si tous s’étaient engagés sur la voie de droite, il y aurait eu assurément beaucoup plus de blessés, et sans doute des morts.

Quand les ingénieurs confirment de vive voix au commandant de patrouille que son comportement et son jugement ont été irréprochables, il se sent enfin soulagé d’un gros poids sur la conscience. Même s’il avait douté de lui, sa décision avait été courageuse et éclairée…

Apprenez à faire confiance en votre instinct, aux autres et en vous. Nous sommes tous sujets à erreurs. Quand cela arrive, corrigeons le tir sans nous apitoyer sur nous-mêmes ou sans vivre la descente dans une nuit noire de l’esprit.