L’importance du sommeil dans nos vies

pour combattre le stress

Vous arrive-t-il de vivre des moments stressants? D’avoir un souci en tête constamment? De passer des nuits blanches à essayer de retrouver le sommeil? Il nous arrive tous, un jour ou l’autre, d’expérimenter ces situations. Pour vivre sainement, il faut garder un équilibre de vie, entre : travail, maison, famille, amis, loisirs et temps pour soi. Le repos et le calme sont des éléments primordiaux pour garder un bon équilibre : de là, l’importance du sommeil!

Aujourd’hui, je vous démontre les effets du quotidien sur notre corps et notre tête. Puis je vous invite à poser quelques actions.

L’adrénaline chez les militaires

En mission à l’étranger, les militaires subissent une pression de tous les instants, particulièrement en zone de guerre. L’adrénaline circule à flot dans leur système. Toute leur attention se porte dans une action juste et une défense parfois quasi héroïque. Forcément, pendant ces périodes de grandes tensions, l’organisme tente de s’adapter au stress subi presque « à temps plein ». Celui qui le vit se rend rarement compte des dommages que ce rythme de vie peut causer sur sa santé et sa vie à long terme.

Lorsque la qualité du sommeil d’un militaire souffre, s’installe rapidement et insidieusement une fatigue qu’il ne faut jamais prendre à la légère. N’oublions pas qu’une part de leur vie se passe dans des pays en conflit. Nombreux peuvent se retrouver en dette sérieuse de sommeil. Heureusement, des moyens de récupérer leur énergie existent pour limiter les impacts négatifs des missions à l’étranger et de toute personne vivant des moments difficiles. Bien sûr, dormir paisiblement est l’un d’eux.

Ceci s’applique également à vous!

L’importance du sommeil

La durée d’une nuit de sommeil peut varier d’une personne à l’autre. Certains dorment peu, d’autres ont besoin de beaucoup plus d’heures. Ceci est entre autres dû à la façon dont on dort. Il existe quatre phases du sommeil, qui vont de léger à profond.

Les quatre phases du sommeil

  • Les phases 1 et 2 correspondent à un sommeil léger, peu réparateur. Durant ces 2 phrases de sommeil, le corps et l’esprit peuvent être assoupis, mais ils ressentent tout de même ce qui se passe autour d’eux. La personne se trouve alors dans une sorte d’entre-deux : entre l’état de veille et le sommeil profond. Les dormeurs sont en ondes Thêta, soit entre 3,5 à 7,5 Hz.
  • Les phases 3 et 4 correspondent à un sommeil profond, réparateur. Durant ces phases, l’activité électrique est au ralenti et les dormeurs sont en ondes delta, soit à 3,5 Hz.

Ainsi, une personne qui dort 10 heures en phases 1 et 2 ne se sentira pas pleinement reposée au réveil. À l’inverse, elle se réveillera plus reposée en dormant 4 à 6 heures en phases 3 et 4 du sommeil. Plusieurs facteurs, dont le stress, l’adrénaline, ou une trop grande consommation d’alcool, peuvent expliquer pourquoi nous avons parfois du mal à atteindre les phases 3 et 4 du sommeil.

Les catégories de sommeil

On retrouve également deux catégories de sommeil :

  1. La parasomnie traduit des manifestations de conscience intermédiaire, entre l’état de veille et de sommeil, des mouvements nerveux ainsi que des émotions.
  2. La dyssomnie a trait à une perturbation du sommeil (soit trop long ou trop court) et dont la qualité est d’évidence diminuée et mauvaise.

Lorsque des militaires sont sur un pied d’alerte 24 heures sur 24 pendant les 6 mois que dure leur mission, il y a des risques de grandes perturbations du sommeil : ils atteignent rarement les stades profonds. Parfois, même l’endormissement tarde à venir et augure une nuit chargée de veilles ou de cauchemars. La pression est parfois telle qu’ils ne parviennent pas à se détendre suffisamment et ne peuvent récupérer. À force de mal dormir, leur mine devient terreuse; leur humeur, maussade et leurs réactions, moins appropriées.

On retrouve parfois ce stress profond chez les femmes ayant donné naissance. Les premiers jours, elles se trouvent sur un pied d’alerte. Elles tentent de pallier à tout et de répondre aux besoins du poupon. Ne parvenant pas à dépasser les phases 1 et 2 du sommeil, elles se réveillent au moindre bruit du bébé, presque à ses moindres soupirs.

Le stress et l’adrénaline

Lorsqu’ils sont en déploiement, les militaires vivent sous l’effet de l’adrénaline et ne ressentent pas toujours la fatigue. Néanmoins, au retour, les conséquences sont là. Parfois, il leur faudra jusqu’à une période de 6 mois avant de renouer avec de bonnes nuits de sommeil. L’adrénaline est toujours présente dans leur système; comme s’ils subissaient encore la pression des combats militaires.

Évacuer l’adrénaline

Scientifiquement, cela s’explique par le fait que le corps qui a vécu sous l’adrénaline pendant une longue période emmagasine du cortisol. Une fois l’adrénaline dissipée, l’organisme doit évacuer cette hormone et cela prend un certain temps. Chaque personne est différente. Selon son état, cela peut prendre d’une à trois semaines avant qu’un sommeil normal soit retrouvé. Une période de transition demeure nécessaire pour que la tension retombe et permette de retrouver une vie normale.

De nombreux militaires disant ressentir une fatigue intense quelques semaines après leur retour ont du mal à comprendre ce phénomène. La fatigue les accable sans cesse, même s’ils sont en congé et qu’ils dorment de longues heures. En réalité, ils sont en manque d’énergie et leur organisme est en phase de récupération après avoir vécu une grande période de stress prolongée.

Le stress dans notre quotidien

Chacun de nous est susceptible d’être confronté à une situation semblable un jour ou l’autre. Nous pouvons subir les effets du stress dans le cadre de notre travail, au coeur de nos études, ou encore, pendant ou avant une compétition sportive.

Que nous soyons travailleurs, étudiants, policiers, artistes, athlètes, nous ne sommes pas à l’abri du stress et de ses conséquences. Il en découle, chez certains, un mal insidieux : la dépression. Même les gens dotés d’une force mentale et d’aptitudes physiques exceptionnelles peuvent être victimes de dépression. Elle n’est pas le lot d’une population ciblée.

Garder une bonne santé mentale

Peu importe la carrière sportive d’un individu, la condition physique ne suffit pas à générer une vie épanouie à tous les niveaux. De nos jours, les athlètes de haut niveau font presque tous appel à un spécialiste en nutrition, un spécialiste en santé mentale : un psychologue, un psychanalyste, un psychiatre, un travailleur social… Ils savent que ceux-ci sont d’une aide précieuse quand vient le moment d’atténuer ou de surmonter la pression. Leur équilibre de vie étant optimisé, ils en arrivent même à se surpasser. En découlent des résultats sportifs brillants, fulgurants, parfois même historiques.

Longtemps négligée, la préparation mentale est aujourd’hui considérée comme tout aussi importante que la préparation physique. De nombreux sportifs ont vu leurs performances s’améliorer après avoir eu recours aux services d’un psychologue sportif. Celui-ci les aide à bien établir leurs objectifs, à développer la pensée positive, à utiliser des techniques de visualisation, à mieux gérer leur stress, à contrôler leur respiration ainsi que leurs émotions.

Quelques autres trucs pour mieux dormir

  • Avoir une routine avant le coucher
  • Boire de la tisane
  • Prendre un bon bain chaud
  • Faire de la méditation
  • Faire du yoga
  • Utiliser des huiles essentielles
  • Éviter d’utiliser les écrans d’ordinateurs et de téléphone cellulaire

Quelques sites intéressants pour vous

Prenez du temps pour vous, ce mois-ci, pour mettre en application quelques-unes de ces suggestions. Essayez, testez et déterminez ce qui fonctionne le plus pour vous.